Réflexions du fauteuil : le Canadien aux Canadiens
08 04 2009
Le Canadien de Montréal fête ses cent ans en grand, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne le fait pas tout à fait de la manière dont sa formidable équipe de marketing l'avait planifié. L'équipe risque toujours de ne pas faire les séries et après avoir mis l'entraîneur à la porte, c'est le propriétaire lui-même qui se sort du jeu.
L'équipe est à vendre. Ce qui est rassurant, c'est que selon Radio-Canada, il y a plusieurs acheteurs potentiels qui sont d'ici, dont Guy Laliberté, René Angélil, Stephen Bronfman, Joey Saputo, le Groupe Aldo, Québécor, la famille Molson et quelques autres. Sur cette courte liste, il faut ajouter le nom de la Caisse de dépôt et placements qui ne peut pas être le propriétaire unique à cause des implications politiques que ça aurait. Mais elle pourrait aider un acheteur québécois à financer l'acquisition comme elle l'a fait quand Québécor a acheté Videotron il y a quelques années.
Parmi les acheteurs potentiels, il y a un nom qui m'inquiète, c'est celui de Spectrum Equity, une firme d'investissement américaine. À mon avis, l'avenir de l'équipe à Montréal pourrait être menacé si elle gagnait la mise. Les firmes d'investissement n'ont pas de visage humain, ni d'états d'âme. Elles n'ont qu'une seule valeur, rechercher la plus value maximale pour leurs investissements. Quand l'équipe a été vendue à l'américain George Gillett en 2000, plusieurs ont eu des craintes parce que c'était la première fois de l'histoire de l'équipe que le propriétaire n'était pas canadien. Nous avons découvert en M. Gillett un homme affable qui a rapidement rassuré tout le monde sur ses intentions, à tel point qu'on l'a surnommé Oncle George. Avec Spectrum Equity, la donne changerait considérablement. On se retrouverait plutôt en face d'une sorte d'Oncle Picsou dont le seul souci serait de s'en mettre plein les poches le plus vite possible. Si jamais un magnat américain offrait une somme faramineuse pour acheter l'équipe pour la déménager n'importe où aux États-Unis, une compagnie comme Spectrum vendrait sans aucun remords pour faire une piastre.
J'ai confiance que Mononcle George sera magnanime et aura la générosité de donner la priorité à un acheteur canadien surtout qu'il est conseillé par BMO, qui est dirigé par Jacques Ménard, un des hommes d'affaires les plus impliqués dans notre société. Le Canadien a assez de difficulté comme ça, il ne faudrait pas en plus qu'il compte dans notre propre but!
Publié par : jacqueso à 10:06:30
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